La physique des catastrophes

physiqueCatastrophesÇa commence sur les chapeaux de roues. Voyez plutôt:

« Papa disait toujours qu’il faut une sublime excuse pour écrire l’histoire de sa vie avec l’espoir d’être lu.
«À moins que ton nom ne soit comparable à ceux de Mozart, Matisse, Churchill, Che Guevara ou Bond — James Bond —, il vaut mieux que tu consacres ton temps libre à peindre avec tes doigts ou à pratiquer le palet, car personne, mis à part ta pauvre mère aux bras flasques et aux cheveux rêches qui te couvre d’un regard tendre comme un veau, ne voudra écouter le récit de ta pitoyable existence, laquelle s’achèvera sans doute comme elle a commencé — dans un râle. » (…) ».

Comment résister à un tel début. Le moins qu’on puisse dire est que Marisha Pessl a du souffle… et une forme d’humour plutôt caustique. Publié en 2006 (et traduit en français en 2007), ce premier roman est, pour le moins, prometteur. On y découvre le la vie à travers le regard diffracté de Blue, une adolescente de 15 ans à l’imagination plus que débordante. 

C’est brillant et ça fourmille de citations livresques, cinématographiques, télévisuelles. Toute la culture occidentale y passe. On sent que cette petite fille a beaucoup trop lu. Ainsi, chaque chapitre porte le titre d’une oeuvre littéraire majeure. 

On a parfois comparé ce roman à celui de Dona Tart Le Maître des Illusions. Certaines thématiques se rejoignent. Les plus sévères diront que, dans un cas comme dans l’autre, l’éditeur aurait du conseiller quelques coupes salutaires dans le récit. Par contre, quand c’est bien écrit, le plaisir de la lecture reste entier. C’est le cas ici.

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