Tarmac

tarmacRivière-du-Loup, été 1989. 

Dans les gradins du stade municipal où il se retrouve par désœuvrement, Michel (Mickey) Bauermann fait la connaissance de Hope Randall, une jeune fille hors de l’ordinaire fascinée par la fin du monde. D’ailleurs, de génération en génération, la famille de Hope s’est évertuée à prédire la date, chaque fois périmée (et donc erronnée), de l’apocalypse. Rien d’étonnant donc à ce que, lors de ce premier contact entre les deux adolescents, il soit question d’Hiroshima, de la bombe atomique et de la vaporisation que subiraient leurs corps si une bombe venaient à exploser au dessus de leur tête. Malgré (ou peut-être à cause de) l’étrangeté du propos, Mickey sera foudroyé par la belle:

« Non seulement je n’avais jamais vu cette fille, mais jamais je n’avais vu une fille dans son genre — et au moment précis où je me faisais cette réflexion, une certitude me frappa: si je devais me faire vaporiser en compagnie de qui que ce soit, ce serait avec elle ».

L’humour de Nicholas Dickner n’est pas sans rappeler celui de John Irving (dans ses meilleures années). On sent chez lui les qualités indéniables de conteur qui font un bon romancier. Chose rare. À noter également le travail minutieux de recherche historique sur lequel repose la trame romanesque. Car, enfin, si 1989 c’est encore hier, c’est également une toute autre époque: Celle de l’invasion du Koweit par l’Irak de Saddam Hussein, celle de la chute du mur de Berlin. On faisait son épicierie chez Steinberg et, à la bibliothèque, pour faire une recherche, il fallait ouvrir des tiroirs remplis de fiches cartonnées. C’est dire comme le monde a changé…

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