Je, François Villon

Nous savons peu de choses de la vie de François Villon. Les quelques renseignements biographiques rigoureux dont nous disposons proviennent de documents judiciaires relatifs à des procès dans lesquels il s’est trouvé impliqué. De plus, on perd toute trace de lui après son bannissement de Paris en 1463.

Villon s’est toutefois mis en scène dans de nombreux poèmes. C’est de cette matière dont s’est inspiré Jean Teulé pour nous livrer, dans un roman cru et sulfureux, l’aventure littéraire et humaine de Villon dans le Paris du 15e siècle. Si le tableau d’époque qui nous est brossé est à la limite du supportable, on constate avec soulagement que la vie pour un étudiant est beaucoup plus agréable sur les campus d’aujourd’hui qu’à l’Université de Paris au Moyen-âge…

On ne peut que ressentir un malaise à la lecture de cette histoire écrite à la première personne. Car, enfin, comment s’identifier à un personnage aussi haïssable que celui dépeint par le roman? Capable de toutes les infamies, Villon salira tout, y compris l’amour, offrant à cet égard l’exemple de la plus ignoble déloyauté.

On revisite toutefois avec plaisir ces chef-d’œuvres lointains et paradoxalement si modernes que sont ‘La ballade des pendus’ ou ‘Le testament’. À lire avec le recueil de poèmes à portée de main…

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